PSYCHANALYSE N°11

Phallus et fonction phallique (suite et fin)

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janvier 2008

THÉORIE 

Topologie, religion, psychanalyse. Marie-Jean Sauret

Nul doute que le couple « psychanalyse, religion » n’apparaisse comme une question de cours classique, annonçant l’une des contributions majeures de l’anthropologie psychanalytique. Pourtant, n’est-ce pas au prix d’un quiproquo ? D’une part, les interventions de Freud relatives à la religion sont dictées par les leçons de la cure ; d’autre part, la psychanalyse s’est imposée, certes, comme une interlocutrice…

Un faux pas-tout. Patricia León-Lopez

« Un faux pas-tout » : Patricia León-Lopez donne un nouvel élan au débat sur la sexualité féminine, ouvert en 1925 autour du primat du phallus posé par Freud, emmené par Lacan dans un au-delà de la castration – avec l’élaboration d’un autre espace, celui du pas-tout phallique – mais aujourd’hui enlisé, dit-elle, dans deux erreurs : l’une, erreur logique, pose une fausse équivalence structurale entre le pré-oedipien et le pas-tout phallique ; l’autre, erreur « topique », situe d’une manière erronée le ravage mère fille, et, de là, conceptualise une dominance de la femme en tant que mère et un clivage mère-femme qui procède d’un faux pas-tout, équivalent à l’incomplétude. La 1ère partie de l’article replace ce qu’il en est du pré-oedipien chez Freud, en tant qu’il donne à la fille les conditions de départ permettant d’ouvrir l’espace du pas-tout phallique et les voies d’une jouissance féminine, qui s’articulent structuralement au pas-tout du pré-eodipien, mais ne se confondent pas avec lui. La 2ème partie s’oriente à partir des dialogues entre Wendla (14 ans) et sa mère dans L’Éveil du Printemps de Wedekind. P. León-Lopez y redéfinit la frontière entre le registre du ravage mère-fille et celui du pas-tout, proposant de lire le ravage comme l’enfermement dans la demande, illusoire, d’une transmission possible d’une essence de la féminité (en se passant du phallus), alors que le pas-tout procède, à partir de cet impossible à transmettre (prenant appui sur la fonction limitée du phallus), de l’ouverture vers le féminin. Mais si le ravage est posé, au contraire, comme une épreuve à traverser, pour dépasser cette illusion , « on finit par faire consister le tout en isolant l’accès au féminin dans le circuit fermé de la relation mère-fille », dit P. León-Lopez, ce qui recouvre le réel du ratage et conduit à une conception de l’amour recouvrant l’impossible du rapport sexuel, et procédant d’un autre ravage, celui qui ferme à une femme la porte de la rencontre avec l’homme.

Cause et détermination. Laure Thibaudeau 

« Cause et détermination » : reprenant la question, toujours énigmatique, de ce qui se passe pour le sujet dans le trajet analytique, Laure Thibaudeau éclaircit l’articulation logique des termes en jeu dans la cure, et distingue deux franchissements majeurs à partir du désir : celui du plan des identifications où le sujet rencontre la castration et sa butée (le désir y est fondé comme manque) ; et le temps de l’extraction du sujet de sa place d’objet de la jouissance de l’Autre où le sujet rencontre sa division et ce qui la cause, l’objet a, qu’il doit reconnaître pour que soit possible la détermination de sa place dans le monde (le désir y est rencontré comme coupure). En dépliant deux cas cliniques selon ces axes, L.Thibaudeau nous rend sensible le « saut extraordinaire » que fait Lacan avec la topologie, en donnant son efficace à la fonction du symptôme : « un cruel effort pour exister ». 

L’ASSOCIATION

La passe comme intégrale. Yann Diener 

« La passe comme intégrale » : Yann Diener en appelle à « tenter une écriture de la dispersion », qui caractérise le mouvement lacanien, en opposition à la conception ensembliste de l’IPA, massification considérée comme mortelle pour la psychanalyse. Pour parvenir à cette écriture, Y.Diener propose de mettre au travail la notion mathématique d’intégrale (déjà évoquée par Lacan, puis récemment par Erik Porge à propos des associations, et par Pierre Bruno pour repérer la passe) : « pour maintenir la passe au principe de l’expérience analytique, nous avons à calculer l’intégrale des petites et immenses variations entre les différents dispositifs mis en place ».

LA PASSE

Escale. Marie-Claire terrier 

« Escale », « Tu repasseras par là…», et « Un nom comme symptôme », sont trois témoignages de passe, le premier quand la distance à traverser « jusqu’à l’autre côté du fleuve » est trop grande ; le second, celui de C.Cros, qui n’a pas produit un AE, interroge l’opportunité d’une « clinique des non-nommés » conçue à partir des effets de la passe ; le troisième, par M. Lateule, met l’accent sur le temps de la nomination (au titre d’AE), après lequel, elle s’est trouvée, étrangement: « encombrée d’un nom comme on peut être encombrée d’un symptôme gênant ».

Tu repasseras par là… Christian Cros

« Escale », « Tu repasseras par là…», et « Un nom comme symptôme », sont trois témoignages de passe, le premier quand la distance à traverser « jusqu’à l’autre côté du fleuve » est trop grande ; le second, celui de C.Cros, qui n’a pas produit un AE, interroge l’opportunité d’une « clinique des non-nommés » conçue à partir des effets de la passe ; le troisième, par M. Lateule, met l’accent sur le temps de la nomination (au titre d’AE), après lequel, elle s’est trouvée, étrangement: « encombrée d’un nom comme on peut être encombrée d’un symptôme gênant ».

Un nom comme symptôme. Marianne Lateule

« Escale », « Tu repasseras par là…», et « Un nom comme symptôme », sont trois témoignages de passe, le quand la distance à traverser « jusqu’à l’autre côté du fleuve » est trop grande ; le second, celui de C.Cros, qui n’a pas produit un AE, interroge l’opportunité d’une « clinique des non-nommés » conçue à partir des effets de la passe ; le troisième, par M. Lateule, met l’accent sur le temps de la nomination (au titre d’AE), après lequel, elle s’est trouvée, étrangement: « encombrée d’un nom comme on peut être encombrée d’un symptôme gênant ».

LA STRUCTURE

Phallus et fonction phallique chez Lacan

« Phallus et fonction phallique chez Lacan » constitue la 3ème partie (après les n°8 et 10) de « l’inventaire » du concept. La 2ème partie, ayant discuté la question : le phallus est-il le signifiant du désir ou/et de la jouissance ? – finissait sur cette lecture structurale : tout sujet, homme ou femme, est privé du phallus symbolique, Φ, impossible à négativer, signifiant de la jouissance. D’où la thèse : le Phallus est signifiant du désir si le sujet dispose de la métaphore paternelle, mais il est signifiant de la jouissance pour tout sujet. De là, cette 3ème partie cherche à préciser la fonction du phallus dans l’économie de la jouissance du sujet. Du séminaire XIV (La logique du fantasme) au séminaire XX (Encore), Lacan recourt à la logique mathématique, et élabore deux formules (la fonction phallique et la jouissance phallique), pour mettre en écriture le rôle du phallus dans la différence des sexes et dans la relation sexuelle. Cette construction (reprise notamment à travers les formules de la sexuation), éclaire des affirmations décisives de Lacan, comme «  la signification du phallus est un pléonasme », « il n’y a pas de rapport sexuel », « le phallus fait obstacle au rapport sexuel ». Après Encore, émerge une autre question : celle du statut de réel du phallus, que situe l’approche du séminaire RSI et celle, topologique, du Sinthome. Après les dernières thèses lacaniennes quant à la fonction du phallus (1975-1976), cet inventaire se conclut sur la proposition de deux théorèmes articulant le phallique et la jouissance, puis situe en quels points la « querelle du phallus » fait retour, certes implicite, dans certaines lectures post-lacaniennes.

EXTÉRIEURS

Les bienveillantes mises en questions. Henri Dedet

« Les Bienveillantes mises en question » : partant de la « question brûlante » que pose le roman historique de J.Little, « celle de ma proximité avec ce Dr Aue lieutenant colonel SS », H.Dedet récuse la thèse du héros qui fait sien l’impératif catégorique de la philosophie kantienne, le « devoir obéir aux ordres » étant incarné dans la volonté du Führer. Il la récuse précisément au moyen de l’éthique kantienne, de « l’exigence d’un humanisme pratique », et déplace ainsi la question : « Aurais-je été capable de cette transcendance nécessaire pour agir au-delà des déterminations qui m’auraient poussé à l’obéissance ?» – pour aboutir à une position ferme : « je refuse de comprendre un SS, de le prendre avec moi.

Les ténèbres du démenti. Isabelle Morin

« Les ténèbres du démenti », d’Isabelle Morin, prolonge cette position en montrant que la psychanalyse s’oriente non sur la compréhension du passage à l’acte, mais à partir du signifiant en tant que trace, même infime, pouvant conduire à la vérité du sujet. Du livre de Gitta Sereny, Au Fond des Ténèbres, recueil de la parole d’un commandant de Treblinka, I. Morin fait un « témoignage sur le démenti », processus de défense dont elle articule le statut dans la structure et dans la responsabilité d’un sujet.


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