PSYCHANALYSE YETU n°52

Surmoi, moi, ça, ego

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« On pourrait sous-titrer : Du rififi  dans la topique ! Supposons un peuple qui ne verrait le monde que perché sur les épaules de ses voisins. Est-ce une allégorie du surmoi ? Pourquoi pas, si on tient que le surmoi est un surplomb capable de donner du sens à tout et de créer pour chaque événement sa faute causale. En conséquence, il est l’ennemi mortel de la division du sujet entre savoir et vérité. Quant au moi, tricoté, détricoté, re-tricoté inlassablement  par Freud, il oscille, chez les héritiers, entre une instance d’arbitrage et, à l’opposé, le lieu d’une refente.

Tout ça pour ça, pourrait-on dire alors, pour évoquer cette instance,  implacable de naître pas-je, qu’elle congédie ironiquement la subjectivation? Reste l’ego, celui qui rectifie sans se décourager les nœuds ratés, telle une couturière cousant un habit de lumière, au risque d’enflammer l’arène. »

Pierre Bruno

Surmoi, moi, ça, ego

surmoi, moi, ça, ego

Pierre Bruno, Pas-jeu

Emmanuel Lehoux, Le ça de Groddeck

Sidi Askofaré, Retour sur le surmoi

Maria Triantafyllidou, De la topique à la topologie : le rififi opéré par l’interprétation analytique

Jérémie Salvadero, Si le symptôme sait, l’ego fait ?

et la philosophie

Élisabeth Rigal (philosophe), L’archi-politique de Gérard Granel

la structure

Symptôme et sinthome, 11e partie. Lacan, 1974-1979

la passe

Béatrice Bioret, L’interprétation de l’analyste dans la cure – vers le passage à l’analyste. Traversée d’une interprétation

rebond

Guy Lérès, Des profils

la liseuse

Frédérique de Oña, Édouard Levé, le double et la mort

tressage

François Rouan, Du traitement délicat de la sensation

exterieurs

Un entretien avec Pierre Bergounioux

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