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PSYCHANALYSE YETU N°57

Changement de psychanalyse
Pierre Bruno (1939-2025)

Psychanalyse Yetu 57

La revue Psychanalyse Yetu est endeuillée par la perte de son fondateur Pierre Bruno, survenue le 4 juillet dernier à Paris. Il a soutenu de son désir décidé cette expérience de publication ouverte à qui se sent concerné par la psychanalyse, la poésie et la politique.

Pierre Bruno compte pour chacun d’entre nous dans le tissage qui lui est propre. La psychanalyse lui est redevable de ses avancées à partir de l’œuvre de Lacan ; il a donné des jalons précieux pour la lecture de cette tresse où réel, symbolique et ima- ginaire inscrivent le sujet dans le monde contemporain. Il a effectué un pas supplé- mentaire qui y porte le vivant de la psychanalyse. Son œuvre permet d’en prendre la mesure. S’il a veillé à ce que la psychanalyse soit la psychanalyse et que la poésie soit la poésie, sa poésie, on en jugera, confirme qu’elle peut accueillir le réel que la première vise. Ce numéro rend ainsi hommage à celui qui a su faire école, littéralement, des problèmes cruciaux pour la psychanalyse. Chacun, dans son lien propre au discours analytique, y est invité à poursuivre la tâche à laquelle il nous a de ce fait donné goût. Leur font cortège quelques œuvres de peintres et poètes qu’il aimait et à la hauteur desquelles, comme lui, il s’agit d’être.

À la suite du présent numéro, Psychanalyse Yetu et le Pari de Lacan organisent des journées les 30 et 31 mai 2025 à Paris sous l’intitulé « Faire école autour de l’œuvre de Pierre Bruno : conditions de la fin d’une analyse ». Vous trouverez en fin de numéro l’argument et les conditions d’inscription. Contact : journeespierrebruno@ gmail.com

Pierre Bruno, Changement de psychanalyse
François Rouan, Masque d’encre
Isabelle Morin et Marie-Jean Sauret, Une tresse à trois…
Christian Cros, Ponctuation…
Pierre Bruno, Épinette
Kosuke Tsuiki, Quand cesse l’imputation de jouissance à l’autre
Maria Triantafyllidou, Pierre Bruno : lire
Pierre Bruno, Le gué paradisiaque
Pierre Bruno, Passe, marque et tresse (Hommage à Maud Mannoni)
Monique Frydman, Pierre mon ami
Pierre Bruno, Nu
Daniela Scheinkman, Sur l’expérience d’une structure
María Antonieta Izaguirre, Transmission et élaboration
Sidi Askofaré, La « passe » à la psychanalyse
Pierre Bruno, Poème
Jérémie Salvadero, Alibi
Pierre Bruno, H. D.
Pierre Bruno et Charles Melman, Correspondance
Pierre Bruno, Où se trouve Emerson ?
Nicolas Guérin, sp. nov.
Fabienne Guillen, Une vraie séparation permet un amour Autre d’où s’éclipse le narcissisme
Pierre Bruno, Quatre poèmes
Pierre Bruno, Fragilité du Sopalin
Véronique Sidoit, Le symptôme de l’enfant, à partir des « Deux notes sur l’enfant »
Emmanuel Lehoux, Voyage temporel
Pierre Bruno, Maintenant
Dimitris Sakellariou, Psychanalyse, intransmissible ?
Jean-Paul Héraud, Deux cailloux sur le divan
Pierre Bruno, J.-P. H.
Mario Uribe, La logique de la sexuation chez Lacan
Pierre Bruno, Poème
Jacques Podlejski, Mélancolie et fin d’analyse
Pierre Bruno, Sartor resartus, La réalité, le réel, le Nom-du-Père, le symptôme
Pierre Bruno, a-clinique

Quelles conditions pour la conclusion d’une psychanalyse ?

Quelles conditions pour la conclusion d’une psychanalyse ?

À partir de l’œuvre de Pierre Bruno

Journées des 30 et 31 mai 2026 à Paris

1-Affiche-Journées-PierreBruno

ARGUMENT :

L’association de psychanalyse Le Pari de Lacan et la revue Psychanalyse Yetu s’associent pour proposer une rencontre autour des travaux du psychanalyste Pierre Bruno (1939-2025). Deux journées pour se rencontrer, et débattre des points saillants de ses avancées.
Les trois thèmes retenus correspondent aux trois temps logiques qui conditionnent la fin d’une analyse :
– Le symptôme, marqueur du non rapport sexuel : la traversée du fantasme révèle que seul le symptôme sait l’inexistence du rapport sexuel, elle introduit le fantasme de la scène primitive à la réalité du sexe, définitivement délesté de son encombrement généalogique.
–  Père réel et objet a : la fin s’inaugure d’un même mouvement où l’objet a et le père réel trouvent place comme agents de la castration en réalisant l’effectivité de la séparation du sujet à l’Autre maternel.
–   Récusation de l’identification primaire : l’effet pour le sujet est de se séparer du Nom-du-Père. Ouvre-t-elle à la possibilité d’un nouvel amour ? Comment l’identification au symptôme prend-elle alors le relais de l’identification primaire ?

Informations

Samedi de 13h30 (accueil) à 18h : La Fabrique, 3/7 Rue Portefoin 75003 Paris
Cocktail 18h30 à 21h sur inscription
Dimanche, de 8h30 (accueil) à 17h : Institut National des Jeunes Aveugles, 56 Boulevard des Invalides, 75007 Paris
Buffet compris (sur place)

Bulletin d’inscription à télécharger en cliquant ici.

Prix : 130 euros
Tarif réduit : 60 euros
Cocktail : 25 euros
Contact : journeespierrebruno@gmail.com

Programme

Samedi 14h-18h :
Accueil : 13h30
14h : Ouverture, Béatrice Bioret
14h15 : Le symptôme, marqueur du non-rapport sexuel
Présidente de séance : Élisabeth Rigal
Nicolas Guérin – discutante : Pascale Macary
Fabienne Guillen – discutant : Christian Cros
PAUSE
Marie-Jean Sauret – discutante : Daniela Sheinkman
18h30- 21h : Cocktail

Dimanche : 9h – 12h30 :
Accueil : 8h30
9h : Père réel et objet a
Présidente de séance : Maria Triantafyllidou
Isabelle Morin – discutant : Jérémie Salvadero
Kosuke Tsuiki – discutant : Dimitris Sakellariou
11h : PAUSE
Louis Sciara – discutant : Jacques Podlejski
12h30-14h00 : Buffet
14h00Récusation de l’identification primaire
Présidente de séance : Dominique Lechevallier-Schroeder
Véronique Sidoit – discutante : Laure Thibaudeau
15h : PAUSE
Emmanuel Lehoux – discutante : Thérèse Charrier
16h45 : Perspectives – Rémi Brassié.

PSYCHANALYSE YETU N°56

Poème(s)

Point de départ, deux assertions de Lacan : je suis poème – je ne suis pas poâtassez. La première serait-elle une conséquence de la seconde ? On ne peut en douter, à moins d’être inattentif à la connotation péjorative de « potasser ». Aussi bien, de Mallarmé à Paul Celan, de Lautréamont à Artaud, la présomption d’être Monsieur le poète (ou Madame) n’a pas manqué d’être moquée, ironiquement. Ils étaient en cela d’accord avec l’apophtegme de Pessoa : désirer l’impossible – ne pas le vouloir… sous peine de transformer l’impossible en une valeur d’échange. Poème alors, qu’est-ce ? Une poiesis, une création qui consiste en un élan vers l’extérieur – traduisons : une a-subjectivation radicale. Elle implique que le mariage entre désirer et vouloir soit défait. Cet élan passe par des lettres, non par des mots, ou sinon des mots chantés ou dits, parce que, sans la voix, la parole, de par son infinitude, n’existe pas.

Lettres donc : traits, calculs, caractères, alphabets, dont il s’agit d’extorquer par surprise un savoir qui subvertit le cours paisible du « je suis ». Tous les moyens sont bons : métaphore, tautologie, allitération, anaphore, hypallage… pour démonter le sens déposé sgdg. Le problème, comme l’a montré Jakobson, est que les tropes s’usent. Le règne de la métaphore, dans ce début du siècle, a pris un coup de vieux. Changer d’habit est un impératif – une exigence des saisons –, car un poème, tenu à l’impossible, est une parole libre, affranchie de toute association. Telle une muse inattendue qui frappe à la porte,
dé-concerte l’ouvreur, et le déplace, hors.

Cet « hors » ne signifie pas hors-sens, mais un « effet de sens réel » qui, dans l’orchestre humain, invente un soliste.

Pierre Bruno (1939-2025)

 

ESSAI MINEUR
Pierre Bruno, Physique poétique

POEME(S)
Philippe Lacadée, Arthur Rimbaud, il faut être absolument moderne
Serge Pey, Cambriolage
Michel Métayer, Poésie plastique
Guillaume Nemer, La reprise dans Hölderlin
Christine Chagneaud, Traverser le Pré
Pierre Bruno, Quand dira l’aube hautement soif
Rencontre avec Pierre Malengreau, La métaphore transpercée
Isabelle Espérou, De SOKRAT à TARKOS
Christophe Tarkos, Extraits
Pierre-Christophe Cathelineau, Poésie et topologie
Marie-Jean Sauret, « Je suis peinture » / « Je suis un poème » – Y a-t-il une vie au-delà de la peinture ?
Nâdiâ Anjuman, Afghane

RENCONTRE AVEC LOUISE BOURGEOIS (NEW YORK, 1998)

STRUCTURE
L’Un, l’Autre et la répétition. 3e partie. Lacan, de 1957 à 1959

LA PASSE
Isabelle Morin, Interprétation primordiale
Maria Triantafyllidou, L’interprétation analytique, un signifiant nouveau
Marc Lescanne, L’attention prêtée

YETU

 

PSYCHANALYSE YETU N°55

VOILE ET RATURE

Pourquoi ne pas considérer le voile et la rature comme des « concepts fondamentaux » de la psychanalyse ? Freud, dans L’homme aux loups, a élevé le voile au rang de question nodale dans la cure de Serguei Pankeiff. Ce voile séparait son analysant du monde, et ne se déchirait que ponctuellement quand, suite à un lavement, les selles passaient l’anus. L’interprétation de Freud ne manque pas d’audace, mais ne pourrait-on penser que, durant sa longue vie, l’Homme aux loups n’a cessé de vouloir ne plus être « né coiffé » par la fortune parentale ? Peut-être une « rature » lui faisait-elle défaut, celle « d’aucune trace d’avant » que Lacan promeut dans « Lituraterre », en 1971. À savoir une rature qui, telle le trait du calligramme, est première, la trace n’étant jamais que seconde, contrairement au dogme de la psychologie génétique, qui induit encore en erreur.

Pierre Bruno

 

ESSAI MINEUR

Thérèse Charrier, La rature créatrice d’un avant.

VOILE ET RATURE

Marie-Jean Sauret, L’Homme aux loups met les voiles.
David Bernard, Dé-voilement.
Pierre Bruno, A selva. Discours et symptôme.
Victor Gysembergh en dialogue avec Isabelle Espérou, « Derechef », Autour du palimpseste de Ptolémée.

SCIENCE ET PSYCHANALYSE

Jacques Podlejski, Le réel et la métaphore.

L’ASSOCIATION

Léa Véran, La transmission de la psychanalyse entre les lignes : l’ambivalente mythologie d’Oscar Masotta en Argentine.

STRUCTURE

L’Un, l’Autre et la répétition. 2e partie. Lacan, de 1956 à 1957.

LE CAS

Anne Perret, Adolescentes en demande de transition sexuée.

UNE PSYCHANALYSE

Lorena Escuredo, Le désir, enfin.

LA PASSE

Elda Pouli, Angle mort et désir de l’analyste.

LA LISEUSE

Rémi Brassié, HLM : s’arracher.

PAS DE PORTE

Christian Walter, « Frère loup ». Le sinthome de Gubbio.

YETU

 

PSYCHANALYSE YETU N°54

DIABLE !

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Cette interjection ne saurait relever d’une blessure. Comme épithète d’ailleurs non plus. Plutôt s’agit-t-il d’un éloge, promulgué par les propagandes religieuses. Un mystique soufi, Hallaj, a bien jugé en faisant du diable, devenu Satan grâce à la Bible hébraïque, le seul vrai monothéiste, parce qu’il ne veut pas adorer un autre que Dieu, en l’occurrence Adam. Luther aussi a bien jugé, à sa façon. Il tient que les êtres humains sont issus de « l’anus du diable », et qu’à ce titre, ils ne peuvent vouloir que le mal et espérer que le libre arbitre divin leur épargne le pire.

Freud n’est pas si éloigné de penser ainsi, puisqu’il considère le diable, dans un premier temps, comme le représentant des pulsions mauvaises, pour, dans un second temps, l’habiliter comme un substitut du père, mais féminisé, dans son article sur une névrose démoniaque au XVII° siècle. Puis Lacan (…) : le diable n’y est même que peu mentionné, peut-être parce qu’il fut soupçonné d’être lui-le diable. La référence la plus pertinente est celle qu’il fait au Diable amoureux de Cazotte (1772). C’est d’abord par la bouche d’un chameau monstrueux qu’il pose au héros, Alvare, la question de son désir

Che vuoi ? Ce héros, lui, ne répond pas à la question, mais répond de son désir en refusant à Biodetta, la figure ultime du diable, de lui vendre son âme pour qu’elle se donne à lui comme corps.

Di-able : en franglais, capable de Dieu.

Pierre Bruno
ESSAI MINEUR

Isabelle Morin, Les noms du diable

DIABLE !

Véronique Sidoit, La jouissance du diable

Alain Abelhauser, Mon diable

Anne-Sophie Guillen, D’un diable à l’Autre

André Meynard, Quand une langue devient diabolique : déplacement pulsionnel, inquiétante étrangeté et position de l’inquisiteur…

Alexi Kukuljevic, Du mauvais génie au diable heureux : Descartes, Spinoza,

STRUCTURE

L’Un, l’Autre, la répétition. 1ère partie. Lacan, de 1953 à 1956.

LA PASSE

Guy Lérès, Passeur ?

… ET LE MALAISE

Pierre Marie, Freud, penseur de la société

… ET LA PHILOSOPHIE

Freddy Guilloteau, Péril en la demeure de l’être,  Entrer dans la relation herméneutique à la duplication 

NACHTRÄGLICH

Pierre Bruno, Fantasme de souhait, accomplissement de souhait

Pierre Bruno, Présentation au Chili de la traduction en espagnol
de Qu’est-ce que rêver ?

LA LISEUSE

Guy Lérès, Vers un attracteur étrange ? Essai sur Pessoa, de F. Juncker

Claire Haranger-Segui, Sensible de Nedjma Kacimi – les traces de l’ombre

YETU

PSYCHANALYSE YETU n°53

Du rire

 

Qu’est-ce qui fait rire ? Pas une blague mal racontée parce qu’incomprise. Le seul à rire, dans ce cas, serait  celui qui, ayant entendu cette même blague bien racontée, rit de celui qui la raconte mal. Ou encore, la vue de Charlot virevoltant, et perdant la manchette sur laquelle sont inscrites les paroles de la chanson qu’il n’a pas apprise par coeur. Stoppons la liste: c’est un inventaire-Prévert! Pour l’ordonner, on peut remarquer que, dans le premier exemple, l’énonciateur de la blague ( la première personne selon Freud dans Le mot d’esprit), se retrouve être la seconde personne, celle dont on rit, et que la troisième personne (Die dritte Person), seule, garde sa place, mais pour rire non de la blague, mais de la sottise du premier. Dans le deuxième exemple, il est de même aisé de repérer le comique, en tant qu’accident du phallus, tel que représenté par l’envol de la manchette-prépuce. Dans l’humour, maintenant, le grand surmoi « console » le petit moi, en l’allégeant des affects de souffrance auxquels telle situation l’aurait confronté. Ainsi, le condamné mené à la potence disant: « la semaine commence bien! » C’est pourquoi , à la différence du comique et du mot d’esprit il y a, dans l’humour, du « sublime », c’est à dire un dépassement des canons qui nous enferment dans une réaction affective sans recours. D’où une conclusion: Ne rit pas qui veut!

Pierre Bruno

Du rire

du rire

Jacques Prévert, Définir l’humour (Réponse à une enquête)

Thérèse Charrier, Les pleurs d’Héraclite, le rire de Démocrite,
le sourire de l’analyste

Diane Scott, -off,
une écriture inaperçue

André Meynard, Le trait d’esprit, lalangue et les Sourds :
quand le rire nous enseigne…

Marie-Jean Sauret, L’humour est politique

Antonia Birnbaum, Übermut und Untermut
Portrait de Nietzsche en cynique

la passe

Elda Pouli, L’oiseau s’est posé

le savoir du psychanalyste

Carole Diaz, Traverser le fantasme, le début de la fin

Elda Pouli, Au commencement était l’amour. Éros et Agapè

le cas

Hélène Seguin, Quand le trou surgit

Élisabeth Rigal, « Je ne veux pas cont te tu »

lentre-deux

Sylvianne Cordonnier, Transports amoureux

le cardo

La présentation de malades de Jacques Lacan
Mise à ciel ouvert du travail du cartel d’animation du Cardo

yetu

PSYCHANALYSE YETU n°52

Surmoi, moi, ça, ego

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« On pourrait sous-titrer : Du rififi  dans la topique ! Supposons un peuple qui ne verrait le monde que perché sur les épaules de ses voisins. Est-ce une allégorie du surmoi ? Pourquoi pas, si on tient que le surmoi est un surplomb capable de donner du sens à tout et de créer pour chaque événement sa faute causale. En conséquence, il est l’ennemi mortel de la division du sujet entre savoir et vérité. Quant au moi, tricoté, détricoté, re-tricoté inlassablement  par Freud, il oscille, chez les héritiers, entre une instance d’arbitrage et, à l’opposé, le lieu d’une refente.

Tout ça pour ça, pourrait-on dire alors, pour évoquer cette instance,  implacable de naître pas-je, qu’elle congédie ironiquement la subjectivation? Reste l’ego, celui qui rectifie sans se décourager les nœuds ratés, telle une couturière cousant un habit de lumière, au risque d’enflammer l’arène. »

Pierre Bruno

Surmoi, moi, ça, ego

surmoi, moi, ça, ego

Pierre Bruno, Pas-jeu

Emmanuel Lehoux, Le ça de Groddeck

Sidi Askofaré, Retour sur le surmoi

Maria Triantafyllidou, De la topique à la topologie : le rififi opéré par l’interprétation analytique

Jérémie Salvadero, Si le symptôme sait, l’ego fait ?

et la philosophie

Élisabeth Rigal (philosophe), L’archi-politique de Gérard Granel

la structure

Symptôme et sinthome, 11e partie. Lacan, 1974-1979

la passe

Béatrice Bioret, L’interprétation de l’analyste dans la cure – vers le passage à l’analyste. Traversée d’une interprétation

rebond

Guy Lérès, Des profils

la liseuse

Frédérique de Oña, Édouard Levé, le double et la mort

tressage

François Rouan, Du traitement délicat de la sensation

exterieurs

Un entretien avec Pierre Bergounioux

yetu

Patrick Valas

Patrick Valas nous a quitté le 9 mars 2023, mais il a laissé des outils précieux à la communauté psychanalytique lacanienne. Sa passion pour l’enseignement de Lacan, son assurance inébranlable dans les enjeux de la psychanalyse aujourd’hui l’ont amené à collecter les séminaires, textes, interventions, enregistrements de Lacan pour les diffuser et les offrir à quiconque s’engage dans le sillon que Lacan a tracé. On les retrouve sur son site, et également sur le site « staferla » , à la création duquel il a participé. Ces pépites sont exceptionnelles, tant pour  le lecteur assidu de Lacan, analyste ou analysant, que pour le chercheur.

Son enthousiasme et sa passion pour la cause analytique le menaient à la rencontre de toute personne s’intéressant à la psychanalyse ; et, par delà ses colères ou ses enthousiasmes qui ont animé nombre de débats, c’est ce qui faisait le lien et la richesse des échanges avec lui. Il ne s’est laissé enfermer dans aucun dogme, sa seule orientation étant de suivre Lacan au plus près de son texte.

C’est cette liberté, et cette générosité que nous tenons à saluer ici.

PSYCHANALYSE YETU N°51

L’abyme du pouvoir

Psychanalyse Yetu 51

L’équivoque Y-I ne se refuse pas. La mise en abyme indique que, aussi grande que soit la dernière poupée russe, celle qui enferme toutes les autres, elle n’est jamais satisfaisante, frustration (Versagung) que Lacan a définitivement inscrite dans le discours capitaliste,
où la ronde folle du plus-de-jouir ne cesse de repasser du plus-de-jouir au sujet, sans jamais buter sur la grande barrière. Faute de conclusion, l’abyme se réverbère dans un faux infini. Quant au I de l’abîme, vêtu de son chapeau circonflexe, il fait signe au mieux, ou au pire, que cette course folle se termine soit dans la tombe de la défaite, soit dans les catacombes de l’histoire (on sait les noms). De ce double destin, dans lequel la malédiction d’être né n’a jamais pu être surmontée, une analyse, ou autre, peut nous écarter,
à la condition de servir une cause qui ne soit pas de s’en servir – ou s’en asservir.
Pierre BRUNO

L’abyme du pouvoir

Catherine Joye Bruno Hic jacet lepus – Dans « la cuisine des femmes », la part non surveillée de la mère De quelques destins de l’amour maternel

Isabelle Morin L’emprise comme vol psychique

Pierre Bruno, Mireille Bruyère, Marie-Jean Sauret De l’argent et du pouvoir

Mario Uribe Un violent « réveil » d’Octobre : paradoxes d’un devenir et évolution du droit

Véronique Sidoit Là où le fils a échoué, le père a réussi

Guillaume Nemer Tibère n’est pas Auguste

Marie-Jean Sauret Au fond du pouvoir : l’ impouvoir Une expérience

Serge Lavoine Une expérience du « hasard objectif » – Du port imposé du prénom de « Serge » à la liberté du désir homosexuel

L’association

Dimitris Sakellariou De l’impossible du groupe psychanalytique au pari sur la structure du discours : nécessité ou contingence ?

Jacques Podlejski Acte et tâche

La passe

Marc Lescanne Pomme ou banane

Le cas

Dominique Lechevallier Un amour fou

La liseuse

Rémi Brassié « Contemporanéité du nazisme »

Extérieurs

Mathieu Blesson De l’homme des cavernes à l’homme des cadavres

Hommage à Pierre Soulages

Y etu

PSYCHANALYSE YETU N°50

 

L’EVENTAIL DU SEXE

Sans doute, dans l’érotique de l’époque, est-on enclin à penser que seul le genre a un éventail, ce qui d’ailleurs, au regard du trinôme masculin, féminin, neutre, se révèle décevant. L, G, B, T,…n, certes enrichit la grammaire, mais la multiplication des genres, quel que soit l’intérêt des questions que pose une telle auberge espagnole, rate la raison qui fait qu’aucun alphabet n’est infini.
« Parions donc sur l’éventail du sexe, dont le nombre de pales est innombrable, ou du moins non dénombrable, non pas au regard du nombre finalement restreint des comportements qu’il permet, ou ne permet pas, qu’au regard de la singularité inépuisable du franchissement, effectif ou seulement rêvé, du seuil de la virginité, dont nul ne peut s’exempter. La portée de l’éventail, dans son aspiration de respiration, ne tient donc pas d’abord à l’extension de son arc, mais à la capacité de chacune de ses pales à incarner le biseautage de l’air par l’aiguisement d’une lame. Ce mouvement a deux bords : le premier implique la nomination de la dite lame, l’autre, que la nomination retienne son souffle pour mieux habiter l’air. »

Pierre Bruno

L’éventail du sexe

Pierre Bruno, L’art de la défloration 7

Corinne Fortier, La femme, ce troisième sexe. Défloration,
excision et sexuation

Fabienne Guillen, La gifle de Dora

Matilde Pelegrí, La demande « trans » d’un enfant

Christian Cazeneuve, Nouvelle école capitaliste, nouveau discours
sur la sexualité de l’enfant ?

Marie-Jean Sauret, La tresse contrariée de l’amour

Les cailloux de l’enfance

Laure Thibaudeau, Rosine Lefort, hier et aujourd’hui

Carole Riou, Maryse ou encore Maryse

Laure Djermag, L’ombilic du transfert – de ce pli primordial

La passe

Maria Triantafyllidou, Au commencement, la parole

Charles Nawawi, Passe et noeud borroméen

Thérèse Charrier, Mon nom est Personne

La liseuse

Marie-Jean Sauret, Éloge de la furtivité

Extérieurs

Entretien avec ORLAN

« Je suis ORLAN, entre autres et dans la mesure du possible »

y etu